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L' Edito de Siham :

Seul on va plus vite, Ensemble on va plus loin

· La vie participative,Le Mag',Vivre ensemble,Habitat participatif

A moins de vivre en autarcie, il est impossible de manquer l’actualité pesante autour du climat social en France. Le climat est tel qu’il pousse à la division. On ne cesse de pointer du doigt les personnes d’une communauté en particulier comme les migrants, les femmes voilées, les personnes bénéficiaires des allocations, ceux qui profiteraient du système et j’en passe.

Or, malgré ce contexte brûlant, le vivre-ensemble rassemble. Le mouvement des gilets jaunes, malgré sa contestation, ce sont des centaines de milliers de personnes qui se rassemblent pour un projet commun. Au point que certains gilets jaunes rejoignent le mouvement pour faire des rencontres et sortir de la solitude sans pour autant adhérer aux convictions du groupe.

Ce sont d’ailleurs de belles choses qui arrivent dans ce collectif. Par exemple, certains gilets jaunes se sont mariés sur un rond-point. Ils se retrouvent, ils se rassemblent au point que certaines personnes rejoignent le mouvement pour faire des rencontres et sortir de la solitude, autour d’un projet commun.

L’association “Les marcheurs cueilleurs”, créée par Michael il y un peu plus d’un an propose aux intéressés de se retrouver chaque dimanche pour ramasser des déchets dans la forêt, au bord de la route, sur les plages… tout en terminant par un goûter tous ensemble.

J’ai moi-même participé à une cueillette au lancement de l’association, avec mes copines.. J’ai trouvé l’expérience fantastique. On participe à un projet qui est plus grand que nous, plus grand que notre égo, que notre petite personne et en même temps on partage des choses tous ensemble, de précieux moments. Et on termine la journée par un goûter.

Quand je suis rentrée chez moi, j’étais pleine de gratitude, aussi bien d’avoir partagé ce bon moment avec mes amies mais aussi d’avoir fait du bien à la planète.

En se réunissant tous les dimanches, c’est l’envie d’être dans un collectif, d’être ensemble comme dans l’habitat participatif.

En avril dernier, j’ai passé une semaine au sein du Campus de la Transition, créé par le mouvement des Colibris. J’ai partagé le trajet en voiture avec une jeune femme délicieuse, avec laquelle j’ai passé d’excellents moments, aussi bien pendant le trajet que pendant la semaine.

Cette semaine-là fut reposante, agréable et si ressourçante ! Pourquoi ? Parce qu’à aucun moment, je n’ai eu à justifier mes choix.

Je suis certaine que vous connaissez les moments où vous devez vous justifier pour des choix personnels. Le mien par exemple, c’est d’être végétarienne. Quand j’étais encore salariée, au restaurant d’entreprise, j’étais souvent pointé du doigt comme si j’étais un élément perturbateur seulement parce que je ne mange ni viande ni poisson.

L’idée de cette semaine en visite d'écovillages était justement de se retrouver autour de valeurs communes. On ne se sent pas mis à l’écart.

Dans ces moments-là, c’est hyper ressourçant de ne pas tout le temps avoir à argumenter “je ne mange pas de viande”, de se retrouver avec un collectif avec la même façon de vivre et de partager les mêmes valeurs.

Les tensions disparaissent, pas totalement bien sûr puisque nous sommes avant tout des êtres humains et il est difficile de ne pas en avoir dans un groupe mais elles sont clairement moins présentes.

Je me suis justement rendue compte qu’au sein d’un collectif bienveillant, la vie est moins fatigante, c’est même reposant et on a tendance à se prendre beaucoup moins la tête. C’est exactement la même chose dans un couple. Quand les deux personnes ne partagent pas les mêmes valeurs, il est difficile d’éviter les tensions au sein du couple. C’est même la base finalement d’une relation harmonieuse.

Depuis, avec Michael, Président de l’association “Les Marcheurs Cueilleurs nous sommes devenus partenaires puisque nous partageons les mêmes valeurs, celles du vivre-ensemble, du collectif. L’association intervient aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national.

L’humain est tel qu’il est fait pour vivre dans un collectif, il n’est pas fait pour vivre seul. La force du groupe, c’est grâce au vivre-ensemble, le fait de partager les mêmes valeurs, défendre la même cause. En somme, le fait d’avoir un projet commun.

Parfois c’est même juste la recherche du collectif sans vraiment s’intéresser au projet principal. C’est pour cette raison que chez Ôfildesvoisins, nous tenons dans un premier temps à avoir un temps de réflexion sur les raisons qui poussent le futur voisin à choisir ce mode de vie.

Ensemble, on va plus loin.

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