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Grand angle : le temps du projet

· La vie participative,Le Mag',Habitat participatif

L’envie de vivre autrement, pourquoi ? Chacun a ses raisons… Pour l’environnement, l’économie sur les coûts de construction ou encore l’envie de mieux connaître ses voisins et de partager plus. Peu importe les raisons qui poussent à aller vers l’habitat participatif, il est nécessaire de prendre le temps… de construire le projet !

En France, les projets d’habitat participatif commencent seulement à émerger… Chez nos voisins d’Europe du Nord et l’Allemagne, vivre autrement et avec les autres est légion. Ce n’est d’ailleurs qu’en 2014 que ce mode de fonctionnement a eu un cadre juridique grâce à la loi ALUR en France.

C’est donc encore tout nouveau pour certains Français qui ont cette envie du vivre autrement mais ne savent pas où chercher, avec qui construire le projet, comment définir le projet commun d’un point de vue juridique, comment s’organiser, où acheter, etc...

L’habitat participatif, c’est avant tout des relations humaines avant d’être un projet immobilier

Acheter une maison ou un appartement peut aller très vite… quelques mois peuvent suffire dans l’immobilier classique.

Dans l’habitat participatif, il en est tout autre. Ce n’est pas seulement des murs dans lesquels vous investissez mais surtout dans l’humain.

Qui dit humain, dit prendre le temps… de rencontrer les bonnes personnes, constituer le groupe avec le nombre suffisant de foyers, se mettre d’accord sur les règles de l’habitat commun, être en accord avec les valeurs, la vision de vie des voisins… avant de passer à la construction du projet.

Le temps de rencontrer les bonnes personnes.

Construire ensemble, c’est mieux connaître ses voisins, leur vie, leurs envies, leurs mode de vie également. C’est ce qui permet d’anticiper les éventuels problèmes pour traverser ensemble les épreuves rencontrés. Car oui, comme partout et depuis la nuit de temps, les conflits existent même dans le meilleur des mondes…

Certains comportements sont d’ailleurs incompatibles avec le sens du collectif, qui est la pierre angulaire dans ce type de projet. La rigidité, l’intolérance, les comportements autoritaires, le manque de souplesse… Il est demandé de laisser l’égo de côté pour se concentrer sur le groupe.

Comme dirait un des quatre accords toltèquesQuoiqu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle”. Pour que cela fonctionne, un climat de confiance, de bienveillance et de respect au sein du groupe est nécessaire.

Vivre ensemble, c’est également choisir de partager ses compétences, ses services, proposer son aide. Pour le bien commun. C’est le fait de partager des valeurs communes qui permet d’avancer.


Par exemple, dans certains logements participatifs, chaque matin avant d’aller travailler, les voisins participent ensemble à un cours de yoga au sein de leur salle commune donné par un des habitants.

Pour les bricoleurs dans l’âme, ils sont régulièrement chez leurs voisins pour des dépannages.

C’est ce qui permet de créer et d’avoir une belle entente et bonne dynamique de groupe.

Le temps d’apprendre à se connaître.

Pendant tout ce laps de temps, il est également nécessaire de tenir sur la durée… Un projet peut parfois prendre jusqu’à dix ans.

Ce temps est un investissement dans tous les sens du terme : humain, énergie, financier… Ce temps peut aussi être synonyme de démotivation, démobilisation ou tout simplement changement de vie. C’est loin d’être un choix à prendre à la légère.

C’est la raison d’être d’Ôfildesvoisins : diminuer le temps du projet en gardant la même qualité. Son rôle : Mettre en relation les futurs voisins grâce à un matching unique des valeurs et des projets de vie.

Le projet d’une vie

Après le temps de la rencontre, place au temps de la co-construction.

Co-concevoir le logement ensemble, décider des espaces partagés, de l’organisation, des détails qui font toute la différence…Contrairement à un logement classique, l’habitat participatif est entièrement pensé par et pour le groupe d’habitants qui vont y vivre.

Chaque futur propriétaire fait part de ses envies communes et également ses besoins individuels. Car l’habitat groupé, c’est avant tout vivre ensemble et chacun chez soi.

Pendant ce laps de temps, des personnes partent… et de nouvelles rejoignent les porteurs de projet ! Trop long, divorce, changement de carrière, problèmes financiers…

Les raisons sont vastes, et d’autres réalisent finalement que leur vrai projet n’est pas dans l’habitat mais ailleurs (d’où l’importance d’aller vers ce type de projet pour les bonnes raisons).

Etape suivante : choix de la forme juridique, montage financier, recherche et d’achat du foncier… jusqu’à l’installation tant attendue !

Le projet devient tangible, concret et s’ancre dans la réalité.

Des années d’attente, de réunions, de discussions, d’investissements, de labeur… Les porteurs de projet deviennent les habitants de cet habitat rêvé et conçu ! Le bonheur est enfin là !

Qu’est-ce qui permet de patienter aussi longtemps ?

Choisir de vivre dans un habitat coopératif est un choix mûrement réfléchi. C’est une volonté profonde de la part de ses habitants.

Quels sont les avantages par rapport à un habitat classique ?

Il suffit de demander à un Parisien qui vit dans le même appartement depuis des années s’il connaît ses voisins de paliers ? Pour la plupart, la réponse est NON !

C’est généralement une des premières motivations pour les habitants avec la préservation de l’environnement : sortir du côté individualiste, retrouver un côté solidaire, partage avec ses voisins, comme dans un village (sans les commérages).

L’habitat participatif permet de connaître ses voisins et d’aller encore plus loin dans une démarche de solidarité, de partage et de convivialité. Il est possible, par exemple, en fonction des envies et disponibilités de tout un chacun d’aller plus loin en instaurant une garde d’enfants, du co-voiturage, etc…

Ce nouveau mode de vie répond également au problème intergénérationnel rencontré dans les pays occidentaux. Avec l’ère du baby-boom, la population est de plus en plus vieillissante. Pour éviter les maisons de retraite et garder le lien entre les différentes générations, l’habitat groupé est une excellente alternative.

A l’heure où les questions écologiques deviennent urgentes, de plus en plus de personnes cherchent de nouveaux modes de consommation pour préserver notre chère planète Terre.

Vivre ensemble permet d’avoir un faible impact écologique, tout en respectant la santé des habitants et en préservant l’environnement à travers le choix des matériaux sains, la rationalisation de l’espace par le biais des espaces partagés, l’éco-responsabilité des habitants, la réductions des déchets.. Une belle manière à la hauteur d’un colibri d’avoir son propre impact face aux défis environnementaux actuels “pour faire sa part”.

En prenant part au projet à son état embryonnaire, les habitants décident des envies et besoins de tout un chacun, chaque être humain est au coeur du projet et qui répond donc aux besoins exacts de chaque habitant.

En définitive, l’habitat participatif est certes un projet qui peut s’avérer être très long, il répond néanmoins aux besoins actuels d’un grand nombre de personnes qui souhaitent retrouver du lien dans leur vie, avec des valeurs écologiques, dans le partage et la bienveillance. Un tel projet vaut la peine d’attendre ! L’habitat participatif a un bel avenir devant lui !

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