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Ailleurs dans le monde, ils le font déjà

En matière d'habitat participatif, la France se situe encore loin derrière nos chers voisins européens ou encore Outre-Atlantique, chez les Canadiens. Chez les Français, l’image de la maison individuelle barricadée avec son jardin et le panneau “Attention chien méchant” reste encore trop présent dans l’inconscient collectif. Pourtant, le coût pour se loger en France est un des plus élevés en Europe alors que l’habitat participatif pourrait être une solution à la crise du logement que traverse la France actuellement (4 millions de personnes mal logés…).

Chez nos voisins Européens

La palme d’or revient à l’Allemagne qui comptabilise à l’heure actuelle le plus de logements coopératifs : plus de deux millions ! A Tübingen, c’est plus de 80% des logements neufs qui sont construits en habitat participatif.

Les logements sont gérés collectivement par leurs occupants, qui sont à la fois propriétaires, en tant qu’associés de la coopératives, et locataires, à travers une structure dans laquelle les décisions sont prises en application du principe “une personne, une voix”.

Au pays du chocolat et des Rolex, la proportion dans l’ensemble du pays est d’environ 5%, avec une grande majorité à Zurich où le taux d’habitats partagés monte jusqu’à 20% soit environ 40 000 logements.

Chez nos amis Nordiques, Norvège, Danemark… on parle de 10 à 20% du parc immobilier avec une tendance de l’habitat participatif très ancrée depuis plusieurs dizaines d’années.

Du côté de nos cousins Québécois

Le modèle du “cohabitat” (appelé aussi “cohousing” au Canada anglais et aux Etats-Unis) est devenu tellement populaire chez les Québécois que le producteur Pascal Brouard s’est intéressé à ce phénomène pour en faire une série documentaire appelé “Vivre ensemble”.

Il a lui-même vécu en cohabitation à l’âge de 16 ans au Danemark, pays dans lequel où l’habitat partagé est légion. Selon lui, cette nouvelle manière de vivre ensemble ne correspond pas à l’image vieillotte que l’on peut se faire des communautés des années 1970; mais plutôt des personnes qui partagent les mêmes valeurs dans des espaces partagés tout en ayant un chez-soi où ils peuvent se retrouver de manière individuelle.

Un des exemples les plus représentatifs de l’habitat participatif est ce village dans la ville d’une centaine de personnes, appelé “Cohabitat Québec”. Les habitants de ce village vivent en parfaite harmonie et ont le loisir de partager des espaces communs, des activités, des ateliers, des repas tous ensemble.

Pourquoi la France reste-t-elle en marge ?

La principale raison, au delà de la culture de l'individualisme et l’attachement à la propriété individuelle, est le mode de production du logement en France, avec une forte présence de l’Etat et des collectivités locales où le parc locatif social est important.

Aussi, la mentalité, notamment dans les grandes villes est bien plus individualiste que dans les pays nordiques par exemple.

En France, pas de chiffres précis. Cependant, on comptabiliserait moins d’1% de logements en habitat participatif sur le territoire national.

A noter également que les professionnels du secteur de l’immobilier sont encore novices en la matière, ce qui laisse encore les banquiers frileux à ce type de projets. Ce sont aussi des projets bien plus longs, pas toujours dans l'intérêt des professionnels de l’immobilier.

C’est là la raison d’être d’Ofildesvoisins : mettre au profit des futurs voisins un réseau de partenaires qualifiés pour que le projet prenne vie et ce, le plus rapidement possible.

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